Merry Christmas!!!!

Toute la tribu vous souhaite à tous de très heureuses et belles fêtes!!

Joyeux noël des Grenadines et à bientôt ! 🙂
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Et l’aventure dans tout ca?

Chers lecteurs!!

Tout d’abord mille excuses pour ce long manque de nouvelles! Ce n’est pas faute d’avoir tenté d’écrire plusieurs fois mais pour vous raconter quoi et comment, réellement je ne le savais pas… 🙂 Après tout, il avait été entendu entre nous qu’à travers notre voyage nous avions pour mission de vous apporter un peu de rêve, alors vous raconter ce qui était  juste notre quotidien et nos réflexions ne me semblait pas intéressant. Mais bon en même temps il avait aussi été dit au début de la tenue de notre blog que j’essaierai d’être la plus juste possible tant dans nos émotions que dans nos ressentis alors…

Nous vous avions laissé à notre retour en France puis à l’annonce de vente de Cataja… Depuis, les semaines et les mois ont passés et même si nous espérions y voir plus clair ce n’est pas forcément le cas encore… Alors quoi me direz-vous?

Bon tout d’abord, nous sommes établis cette saison sur la Martinique à l’Anse Mitan juste à côté des Trois Ilets.

Nous n’avons pas vraiment choisi par conviction d’être là puisque notre coeur est à St Barth mais Irma est passée par là souvenez vous… Ce cyclone hors norme qui a laissé derrière lui tant de douleur et de dégâts sur certaines îles et dans les coeurs de ceux l’ayant vécu de prêt ou de loin, d’une façon ou d’une autre… À son passage, nous étions en France entrain de regarder à chaque instant la météo, son évolution et à prier pour que cela ne passe pas sur Cataja resté à Sainte Lucie… Nous avons été entendu, Irma est passée plus haut, mais a bel et bien touché notre rocher magique et les amis y étant… La tristesse était donc dans nos coeurs et nous ne savions à ce moment là pas encore que tout allait être chamboulé pour nous… Antoine pensait que les choses allaient s’arranger sous un mois, après tout ce n’est pas le premier ouragan majeur que les îles du Nord connaissent. Ils seront remis d’ici le temps qu’on arrive… Puis José et Maria sont passés et là je pense que cela en était fini du rêve… Toutes les jolies îles que nous avions visité auparavant ont été durement impacté et aujourd’hui encore gardent les stigmates de dame nature… Dans nos esprits tout était flou, nous nous sommes sentis si mal de savoir nos amis là-bas et nous ici à l’abri… Ça n’aurait biensûr rien changé et pour rien au monde nous n’aurions aimé vivre cet ouragan mais le sentiment de culpabilité et d’abandon de notre île qui nous a tant donné était là …

A notre retour sur Sainte Lucie, nous avons retrouvé Cataja en pleine forme, nullement marqué par les divers scénarios de houle. Après maintes préparations cycloniques du bateau, nous sommes devenus des pros et en deux jours nous étions prêts, sur l’eau et en direction de la Martinique! 🙂

Le plan de départ c’était de rester un moment dans le coin, d’inscrire les enfants dans les établissements du village pour reprendre les cours au plus vite pendant que ceux de St Barth étaient de toute façon encore fermés et voir ce que la vente de Cataja pouvait donner ici… Nous avons dit aux garçons que nous voulions nous laisser à tous quelques semaines pour voir comment les choses évoluaient là-haut et comment en attendant nous allions nous habituer ici au cas où… De toute façon avec le travail à distance d’Antoine nous ne pouvons pas être dans un endroit sans un bon réseau téléphonique et internet… Mais l’installation a été ennuyeuse, érintante et psychologiquement difficile. D’abord le premier mouillage où nous étions à l’Anse à l’âne était un enfer. Jamais de grosse houle mais une mini nous prenant sur le côté toutes les journées et toutes les nuits, si bien que nerveusement très vite nous étions à cran et avec le sentiment de ne pas être bien chez nous! L’inscription des enfants ensuite fut un sketch! Malgré les 2 semaines connues par les établissements de l’arrivée des garçons, aucun des papiers d’inscription n’avait été fait et bien-sûr c était à nous de savoir comment faire… Au lieu d’établir ces formulaires directement dans l’établissement nous avons dû nous rendre au rectorat de l’autre côté de l’île pour nous entendre dire que les enfants étaient déjà inscrits et qu’ils ne savaient pas pourquoi nous venions ici… Pour Pacôme c’est face à une porte de prison que nous nous sommes retrouvés en la personne chargée de la gestion scolaire… Il y avait beau avoir une soi-disant cellule de crise pour accueillir les enfants de St Barth en Martinique, il nous a quand même fallu nous arranger pour avoir un justificatif de domicile à la marina des Trois Îlets! Sans ce sésame pas d’école possible… 😦 Il faut normalement justifier de 2 mois dans le coin pour avoir le justificatif!! Facile et logique  non?! C’est le sourire d’Antoine et non mes crocs qui a finalement permis d’avoir le précieux papier! Yessss!! Ils sont donc tous bien scolarisés!! …

Mais pour la cantine nous avons dû parcourir à nouveau des km et patienter derrière une vingtaine de parents en colère qui attendaient leur retour d’argent car leurs enfants s’étaient vu recevoir la moitié des portions du midi sur plusieurs jours et certains n’avaient même pas mangés suite à des grèves du service de cantine justement… Non mais au secours, on est où là??!!! On veut paaaaaartir!!! Nous avons été pendant des jours d’administrations en administrations, rien n’a été facile, qui plus est avec le flegme antillais qui est on ne peut plus présent ici! Nous avons dû trouver une voiture pour pouvoir nous rendre aux écoles, là aussi ce fut un parcours du combattant… 😦

Depuis et à la suite de toutes ces expériences fabuleuses, nous avons changé de mouillage pour nous mettre dans la baie juste à côté avec nos amis Gregal qui eux aussi sont installés ici et le moral est meilleur! 🙂

Les semaines ont passées et avec elle les chances de remonter à St Barth… Il faut nous rendre à l’évidence, au moment où je vous écris, le réseau n’est toujours pas extraordinaire et pourrait empêcher Antoine de travailler… Les boutiques ne sont que partiellement réouvertes, ce qui laisse présager quelques difficultés à retrouver un emploi, les enfants sont maintenant en place dans leurs établissements et nous n’avons aucune envie de tout refaire pour les quelques mois de saison qu’il reste… Nous avons avec le temps pris nos marques… Nous pratiquons tous une activité sportive et apprécions de découvrir l’île lors de nos randonnées du week-end… Malo reste toutefois réellement le seul à préférer être ici qu’à saint Barth… et Elian qui était épanoui sur notre caillou a ici bien du mal à se faire une place…

Vous me direz, bon ok vous restez en Martinique et cela semble vous convenir d’une certaine façon mais alors c’est quoi ce post de vente de Cataja que vous aviez publié ?!

Pour avoir la réponse à cela il faut remonter encore un peu dans le temps… Après notre séjour à Puerto Rico, nous avons eu quelques longues navigations et pas dans le sens le plus sympa et le plus facile de l’arc antillais! Elles n’ont pas forcément été désagréables, certaines étaient même très belles mais d’autres ont été fatiguantes… Et c’est là, comme ça, en naviguant vers la Guadeloupe, alors qu’un bon gros grain venait de passer que j’ai été prise en otage… Otage d’une peur irrationnelle mais omniprésente dans mon ventre, ma tête, mon corps… Je n’ai pas compris d’où elle venait et pourquoi elle se présentait à moi maintenant, après 4 ans et demi sur l’eau et sous cette forme… Ce n’est pas possible que cela m’arrive… Nous arrive… Etait-elle là enfoui quelque part auparavant, n’ai-je pas entendu ses avertissements?! Je ne sais pas mais ce que je sais c’est que c’est d’un coup que gérer les grains, la force du vent, la houle et les multiples allers et venues dans le même coin des Antilles m’a pesé sur le moral… Je scrutte maintenant l’horizon avec angoisse et très vite des tensions se font ressentir… Si ça m’est tombé dessus sans prévenir, Antoine est lui aussi chamboulé… L’incompréhension le submerge, la colère, la tristesse aussi… Le soleil est là mais nos esprits sont ailleurs… Les jours passent et le même ressenti reste présent en moi… Que va-t-il advenir de notre rêve? De notre vie? Peut-être est-ce juste une lassitude de sillonner les mêmes lieux, de ne plus découvrir de nouveaux paradis… L’aventure a changé de forme après tout et il nous manque cet état d’excitation que nous aimons tant… Peut-être est-ce ma quarantaine qui approche 😉 … Peut être est-ce inconsciemment une préparation psychologique sachant que Malo rentre en seconde l’an prochain et commence à réclamer une vie « normale » avec des copains à terre, une petite amie et plus d’autonomie… Peut-être est-ce parce que je sais que l’on sait au fond de nous que tôt ou tard nous allons devoir devenir les « bons parents responsables et soucieux de la scolarité de leurs enfants » plutôt que ceux ayant une telle soif de découverte du monde qu’ils aimeraient pouvoir passer outre ces obligations et ne vivre que de voyages avec toute la tribu… Si seulement leur avenir ne reposait pas sur nos mains, et si seulement il était prouvé que nous aurons d’autres vies pour vivre tous nos rêves!… ça mettrait moins de pression! 🙂 Nous aimons tous la vie sur l’eau c’est une certitude… Nous aimons être bercé par ces flots, nous aimons les levers et couchers de soleil qui nous sont offerts, nous aimons la proximité avec la nature, nous aimons le respect que nos enfants ont appris à avoir pour notre planète, la prise de conscience de la beauté de ce qui nous entoure… Nous aimons le vol des oiseaux au-dessus de nos têtes, la liberté que cette vie nous apporte, l’air dans nos cheveux, les odeurs marines, ce sentiment de vivre en dehors du temps… Nous aimons être loin de l’agitation terrienne, voir nos enfants rire et jouer au pied de Cataja qui veille sur nous, nous aimons toucher notre bateau, lui parler, le remercier, vivre en harmonie avec lui… Nous ne comptons plus les rencontres magiques avec les tortues, dauphins et poissons…

Nous aimons ce décalage, nous aimons le changement de priorités que cette aventure nous apporte chaque jour, nous aimons le temps privilégié que nous passons en famille… La liste pourrait être sans fin tant malgré ces nouveaux paramètres, la vie sur Cataja est belle… 🙂

Nous avons tourné les choses dans tous les sens, nous avons tenté de trouver mille solutions mais à moins de gagner au loto ou de trouver un généreux, très généreux donateur, nous ne voyons pas comment continuer l’aventure telle que nous l’aimons et comme nous l’avons connu en début de voyage, c’est à dire sans travailler!… Nous avons pensé nous installer en Amérique du Sud pour quelques temps histoire de continuer à vivre sur Cataja tout en naviguant moins pour moi et en continuant à parcourir le monde mais la scolarité des enfants en école internationale y est hors de prix pour nous… Antoine aimerait passer côté Pacifique mais je ne suis pas prête pour le moment à de telles distances… Nous avons évoqué le CNED pour continuer le périple vers de nouveaux horizons quitte à ce que je rejoigne Antoine en avion sur certaines naves mais si il y a une chose dont on est sûr, c’est que nous ne voulons plus avoir ces relations de parents très peu pédagogues avec nos enfants! 😉 D’autant qu’il n’y aurait qu’Antoine qui travaillerait et que je m’occuperai des trois niveaux scolaires! Bonjour la dépression!!! 🙂

Voilà… Voilà comment la vente de Cataja et un retour en métropole lorsqu’il aura trouvé preneur se profile… Si cette décision n’est pas sans difficulté à accepter pour chacun d’entre nous et suscite de nombreuses craintes, nous nous disons que cela permettra de se recentrer et de préparer un nouveau projet! Nous ne savons pas encore nous même où nous allons pouvoir nous établir le jour où Cataja sera vendu… Nous ne souhaitons pas retourner vers notre ancien chez nous, ça c’est certain, nous aurions trop l’impression de ne pas avoir vécu notre aventure… Nous réfléchissons à un endroit proche de la nature et loin de l’agitation, un endroit où nos enfants pourraient continuer à vivre sereinement. De toute évidence, Antoine pourra continuer à exercer son activité sur le même fuseau horaire que ses clients, cela devrait être bénéfique pour nous et pour une future nouvelle caisse de voyage! Les enfants vont pouvoir se stabiliser un peu, redécouvrir la vie de jeunes terriens, retrouver leurs cousins et grands parents…

Après presque  5 ans en mer, peut-être que la découverte de la montagne quelque part nous gagnera 🙂 Reste à voir combien de temps prendra la vente de notre destrier… mais … nous ne sommes pas pressés non plus!

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Cataja est à la vente…

Voici un post apporteur de nouvelles qui nous le savons susciteront des questions…

Mais déjà ne vous inquiétez pas, tout l’équipage va bien sous le soleil des Caraibes et dès que nous le pourrons un article sera dédié à ce changement de cap et à vos interrogations! 🙂

Nous sommes donc à la recherche d’un nouveau propriétaire pour vivre de nouvelles belles aventures avec Cataja! Et cela sera peut-être l’un de vous qui nous lisez… 🙂

Voici donc un bref récapitulatif de Cataja et de ses équipements.

Des photos sont disponibles en cliquant ICI .

Pour en savoir plus vous pouvez nous joindre directement par mail à eurielleg@yahoo.fr

Le prix de vente de Cataja est de 209 000 euros TTC (TVA francaise payée). Il est actuellement visible en Martinique.

Merci par avance de vos partages auprès de votre entourage pour que Cataja puisse continuer à voir le monde! 🙂

Notre fidèle destrier est en très bon état, propre, fonctionnant très bien, sécuritaire et lumineux.
Depuis 2013 maintenant que nous en sommes les propriétaires et de part notre vie à bord nous pouvons prendre soin de lui au quotidien.
Il est prêt à continuer le voyage en toute autonomie grâce à une centrale solaire de 1000w, qui permet d’avoir du 220v dans tout le bateau pour tous vos appareils. Le dessalinisateur de 50 L fonctionne intégralement sous panneaux solaires, ainsi que la machine à laver le linge, vous permettant d’être comme à la maison! Il dispose de 4 cabines doubles avec sdb et wc pour chacunes, deux couchages simples en pointe avant et deux couchages simples en coursive servant actuellement de rangement.
Le Bahia 46 est un des rares catamarans du marché qui allie confort et performance à la voile même au pré.

Version : charter 12 couchages
Année : 2000
Longueur : 14,05m
Largeur : 7,35m
Tirant d’eau : 1,30m
Tirant d’air, hors antenne : 20,50m
Poids : 9,7 Tonnes à vide
Surface de voilure au près : 130m2
Motorisation : 2 x YANMAR 3JH3CE
Puissances: 2 x 36 cv
Heures moteurs : 6 700 h
Transmission : 2 x SD 31
Capacité gasoil : 400L
Capacité d’eau : 860L
Gaz: 2 bouteilles de 13 kg
Nombre de couchages (hors carré) : 12

VOILES ET GRÉEMENT
Grand voile lattée Incidences de 2006 révisée en 2015
Laizy-bag avec protection anti uv de 2015
Laizy jack de 2015
Génois de 2011 révisé en 2015 avec nouvelle protection anti uv de 2015
Spi peu utilisé avec chaussette
Gennaker Doyle 2014
Enrouleur de génois PROFUL
Bout-dehors et renfort entre la coque et la poutre avant installés en 2009
Deux trampolines 2016
Gréement courant et dormant entièrement révisé en 2015, martingale changée.
Accastillage complet de spi et gennaker
Poulies fixes de renvoi au bout des étraves
3 winches sur mat 44ST LEWMAR
2 winches sur roof 54ST LEWMAR
2 winches sur roof 48ST LEWMAR
1 winch cockpit 30ST LEWMAR

EQUIPEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
Annexe CARRIBE Modèle G-10 4 personnes 3,20 mètres Catégorie C
Moteur d’annexe : YAMAHA 20 cv 4 temps acheté en octobre 2017 garanti 3 ans
Bimini : structure inox avec passage rigide de 1.30m pour accès bôme
Dessalinisateur AQUABASE XD 122 50l /h 12 volts 2 cartouches
Ballon d’eau chaude 75 Litres (2009)
Bossoirs pour annexe
Portique pour panneaux solaires
Machine à laver du commerce 5 kg 2016
Antifouling octobre 2016

A bientôt! 🙂

 

Irma ne nous a pas atteint!

Bonjour à toutes et à tous,

Ce petit post rapide pour tous vous rassurer!! Notre petite famille va bien et Cataja est à l’abri!

Nous sommes en France actuellement à profiter de notre famille et de nos amis. Cataja est en sûreté pour le moment à Sainte Lucie.

Nous suivons comme vous la situation, sommes tristes et meurtris par le malheur qui a touché notre île chérie… Tout est dévasté  mais heureusement nos amis restés à Saint Barth vont bien!!

Merci à vous lecteurs qui nous avez écrits pour prendre des nouvelles, ça nous a fait chaud au coeur!

A bientôt!

Jolie Marie Galante…

Dimanche 24 Juillet, après un bon petit dej, il est temps de prendre notre route vers Marie Galante!

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L’horizon est brumeux à souhait, à nouveau nous ne savons pas si ce n’est que de la brume ou des grains à venir… Pour avoir un meilleur angle, nous longeons encore un peu la côte vers l’est puis faisons cap vers Saint Louis à quelques 17 miles. Une route au pré vu le vent prévu avec une houle travers avant mais nous sommes confort et arrivons à faire route directe, ce qui n’était pas gagné!

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Nous avançons entre 6 et 7 nœuds tout du long, sous un soleil voilé et un horizon jauni. Cette navigation est top et c’est à peine au bout de 3 heures que nous arrivons à notre mouillage. Nous choisissons le bleu piscine de Bell Hôtesse entre la pointe du cimetière et le morne du massacre!! Hihi parfois les noms des mouillage donnent envie hein!? 😉

Timacle ne devrait pas tarder à nous rejoindre, après un petit souci de batterie ils ont pu prendre la mer et sont en chemin. D’ailleurs à peine réunis, les hommes décident de partir à la chasse pour le repas de ce soir! Antoine a gardé en mémoire les premières langoustes qu’il avait pêché avec notre ami Pieric au mouillage de l’Anse Canot un peu plus haut, il doit bien y en avoir dans le coin aussi! Voilà Titouan, Benoit, Malo et Antoine en mode chasseur pendant que Cécile et moi restons tranquillement à papoter au bateau avec les plus petits 🙂 Et la pêche a été bonne! 14 langoustes fraîches pour nourrir les tribus! 🙂 Ce soir c’est festin!

Après une bonne nuit de repos, nous voici entrain d’attendre notre voiture. Ici à St Louis, le centre se résume à un débarcadère et une route principale avec une pseudo boulangerie, une pharmacie, une supérette, l’hôtel de ville et tout un tas de loueurs de voiture qui ont la particularité d’être tous fermés! Ils ont tous des numéros où les joindre qui bien sûr ne répondent pas… Sauf un appelé ce matin tôt avec qui nous avons convenu de récupérer le véhicule à 10h… Et nous voici entrain d’attendre en plein soleil… Attendre et attendre… Après plusieurs essais téléphoniques infructueux, enfin ça répond, ils sont en retard ils arrivent… Ah ben oui à 10h40 c’est mieux que jamais! Vive les Antilles! Décidément je crois que je ne me ferai jamais à ça, que voulez vous je suis alsacienne et la rigueur de l’est ne s’efface pas comme ça! 🙂

Bref! Nous avons notre voiture, on peut commencer la visite de l’île! Et d’emblée nous la trouvons très jolie. Sauvage à souhait, ça doit être un St Barth il y a 30 ans… Nous nous arrêtons à l’habitation Roussel-Trianon datant de 1669. Un très beau domaine invitant à la balade et ayant servi à l’exploitation sucrière.

Là, l’ancienne écurie parée de ses briques rouges, juste à côté du petit étang. Puis les ruines de la maison de maître à côté du moulin. On devine la taille de la bâtisse aux restes des pierres qui jonchent le sol. On entre dans ce beau moulin fort bien préservé, et à nouveau on s’imagine la propriété parfaite! Et il y a de quoi faire! 🙂 Tout n’est que verdure autour à perte de vue et canne à sucre. Plus loin les chevaux et les vaches. Un paysage reposant.

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Nous poursuivons notre route vers Grand Bourg, changement de décor, nous avons là des petites habitations plus ou moins en bon état, quelques boutiques qui semblent entreposer tout un tas de choses à la vente plus ou moins futiles, un petit supermarché, peu de monde dans les rues…

Ça ne fait pas rêver, c’est le moment d’annoncer à Malo qu’à défaut d’avoir un lycée à St Barth, il ira au lycée ici, pas loin en navette de la Guadeloupe où nous pourrions être nous, il pourra rentrer le we de l’internat… hihi… bonjour la tête! « Mouai ben moi je vous préviens je prendrais tous mes sous et je fugue pour prendre un billet de navette pour partir d’ici hein, sinon c’est la dépression assurée! » Hahaha… Mais non on ne va pas te laisser là! 🙂 Petite pensée pour nos amis Tiamaraa qui à la question que nous leur avions posé : « vous qui avez fait Marie Galante pensez vous que ça peut le faire pour nous en famille ici? » avaient répondu, que « non jamais de la vie », on confirme!!! Car si l’île est très charmante et parfaite pour une journée découverte, plus serait difficile à vivre pour nous! 🙂

Nous poursuivons notre route vers Capesterre, petit village de 3000 habitants dont on se demande où ils sont tous passés tant les rues sont désertes! Et à part la vue du port bloqué par toutes les sargasses, l’odeur nauséabonde émise par les gaz de celles-ci et l’occasion de nous restaurer dans le seul snack trouvé dans le coin, nous n’aurons rien d’autres à en retenir.

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En chemin nous nous arrêtons à la distillerie Bellevue en plein cœur de la campagne Marie Galantaise. Nous sommes là dans la plus importante distillerie de l’île, la seule également avec un moulin à vent qui tourne encore. La vue sur les champs et les fleurs est superbe, malheureusement nous sommes arrivés 30 minutes trop tard et n’aurons pas l’occasion d’en apprendre plus sur la production de ce rhum réputé d’excellence…

Un peu plus loin le moulin Bézard, datant de 1840, il servait lui aussi au broyage de la canne à sucre. Quelques barrières qui ne nous empêchent pas de passer et hop nous voici au centre du moulin qui dispose encore de ces machines. Nous pouvons même accéder aux hauteurs du moulin, Antoine et les enfants grimpent jusqu’à sous le toit… brrr c’est sombre, sentant l’humidité et peut être même avec des bestiaux cachés nous observant… Euh, on peut redescendre maintenant hein?!! 🙂

Toute l’île est sauvage, donnant l’impression d’avoir plus de vaches aux cornes à la forme bizarre que d’êtres humains. Tout n’est que verdure, canne à sucre et moulins omniprésents. Le nord de l’île compte de très belles plages et une petite rivière avec sa mangrove, nous aimons beaucoup les lieux enchanteurs…

Il est temps de rentrer à bord, la voiture est déposée, on peut aller se ploufer et nous reposer de cette belle excursion!

Demain cap vers la Martinique, puis ca sera Sainte Lucie pour y laisser Cataja… On y est presque, encore un peu et nous serons en France pour retrouver nos familles et nos amis le temps de quelques semaines! 🙂

Retrouvez toutes les photos en cliquant ici 🙂

 

La Gwada et les Saintes, on y retourne…

Dimanche 16 Juillet, nous nous réveillons tranquillement et voyons que nos amis Timacle sont arrivés dans la nuit 🙂 Souvenez vous, nous nous étions rencontrés en 2013 aux Canaries, avions fait route ensemble vers le Sénégal et le Cap Vert avant de nous séparer pour la transat. Depuis nous nous sommes retrouvés à St Barth et faisons chacun nos saisons, eux au mouillage de Gustavia et nous à celui de Corossol 🙂 Mais c’est la première fois depuis notre rencontre que nous avons l’occasion de renaviguer un peu ensemble, et ça nous fait plaisir!! C’est donc tout sourire que les deux équipages se retrouvent. Et nous ne tardons pas à nous dire que nous pourrions explorer les îlots du nord de la Guadeloupe. Voilà un moment que nous voulons les faire et qu’à chaque fois le temps ne le permet pas! Nous voilà donc partis, et si la mer est belle au départ, elle le devient de moins en moins en nous approchant du nord…

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On insiste un peu, ça a l’air si beau sur les photos que nous avons vu… Mais c’est peine perdue, après 1h30 de nave, nous décidons de faire demi tour… Nous sommes là où l’eau devrait déjà être belle et elle ne l’est pas, tant elle est brassée par le vent qui ne faiblit pas… Bon, décidément pas facile de voir ces lieux par beau temps! Tant pis, nous essayons pour la peine notre drone en mode « suivi de navigation », on avance à deux à l’heure, c’est l’occasion de nous suivre! On croise les doigts et on serre les fesses pour qu’il ne tombe pas à l’eau, mais on est content du résultat 🙂

 

Nous nous rabattons ensuite sur la magnifique plage de Deshaies que nous n’avions encore jamais vu! Elle est superbe!! Son sable presque ocre contraste avec le vert de ses arbres touffus, et le ciel passant du bleu ciel au gris foncé une fois la pluie venue crée des couleurs encore plus belle! Nous avons même droit à un double arc en ciel faisant rêver petits et grands! Tout le monde profite des lieux, les enfants comme les parents, avant de regagner notre mouillage à 5 minutes de là!

 

Lundi, nous surveillons de prêt la nouvelle dépression tropicale Don qui prévoit de passer plus au sud mais qui pourrait générer des rafales jusqu’en Guadeloupe. A peine une semaine après celle qui nous a donné quelques sueurs froides, nous recommençons à regarder météo et carte pour savoir quel est le meilleur abri… Décision est prise d’aller aux Saintes. Un vent annoncé un peu plus fort qu’à Deshaies mais un mouillage sur bouée « sûr » car controlé par la réserve et un effet venturi moindre qu’à Deshaies qui devient déjà plus rafaleux. C’est parti pour 5h30 de navigation 🙂 Par sécurité nous prenons 3 ris, nous connaissons bien à présent les effets sur l’île de la Guadeloupe et les endroits où l’on peut se prendre une bonne « claque »! On appuie aux moteurs les 3 premières heures, puis une fois dans le chenal nous pouvons y aller à la voile! 2 ris et un bout de génois sont suffisants pour les 28 nœuds apparents que nous avons. Nous arrivons même à faire route directe! Ça compense la mer hachée et levée que nous avons en sortie de chenal!

C’est à Terre de Haut que nous trouvons refuge, on se met au plus prêt de la terre pour être le mieux abrité possible! Et les lieux sont super mignons!

 

C’est un nouvel angle de vue que nous avons par rapport aux autres années où nous sommes venus ici. Et cette fois d’ailleurs nous en profitons pour découvrir un peu plus en profondeur les ruelles de cette île! Nous ne l’avions jamais fait! Nous nous étions toujours arrêtés à la place touristique et n’avions même jamais visité le fort Napoléon sur les hauteurs de l’île.

 

Alors c’est parti, voici nos deux équipages en basket et prêt à partir à l’assaut du fort! 🙂 Les garçons ont sorti leurs épées pour l’occasion 🙂 Après à peine une demi heure de montée, nous y sommes, à 114 mètres d’altitude précisément et devant une belle forteresse!!

 

Il a été bâti sur l’emplacement du premier fort appelé Fort Louis qui fut détruit par les Anglais en 1809. Il a été reconstruit et achevé en 1864 et nommé Fort Napoléon en l’honneur de Napoléon III qui n’est d’ailleurs jamais venu aux Saintes. Nous suivons la guide, qui nous explique que les lieux n’ont jamais servi pour la bataille, puisque les tensions entre l’Angleterre et la France s’étaient apaisées alors que la construction du fort été à peine finie! Les lieux ont par contre servi de pénitencier pour les opposants politiques qui étaient ensuite envoyés aux Îles du salut en Guyane.

Le fort actuellement est surtout un musée sur l’histoire et la vie des Saintes d’hier à aujourd’hui… On y retrouve les techniques de pêches, les poissons du coin, l’artisanat local, du mobilier ancien, des maquettes de bateau du temps de l’Amiral Rodney, encore lui, des explications sur la faune et la flore… Tout un tas de choses pas inintéressantes mais peu en rapport avec les histoires de pirates que nous attendions! Pas grave, ça n’empêche pas les enfants de jouer avec leurs armes, ça court, ça crie, ça se fait prisonnier, pendant que nous admirons la vue sur les différentes baies des Saintes.

 

Allez, redescente, repas, sieste, glace, haha oh oui trop bon ça!! Nous passons la dernière nuit sur l’îlet Cabri pour varier les plaisirs, nous offrons un bon petit barbecue, voilà une éternité que nous n’en n’avions pas fait, et prenons la route vers Pointe à Pitre dès le lendemain. La navigation n’est pas des plus agréable, et si nous cartonnons au départ à 8 nœuds de vitesse, suivi par Timacle, nous sommes vite rattrapés par une succession de grains qui nous calme autant qu’ils nous ralentisse! Obligés de réduire la voilure, nous ne pouvons qu’attendre que la pluie, la brume, la houle et les 30 nœuds passent à chaque fois… On gère, on en sourit, mais c’est fatiguant. Nous sommes bien contents d’être arrivés à l’îlet Cochon et de nous reposer! L’escale ici n’est faite que pour nous permettre de faire quelques achats pour Cataja et un avitaillement, car depuis Porto Rico on commence à manquer de vivre 🙂 Nous pensions pouvoir faire l’ascension de la Souffrière, mais encore une fois, le temps ne le permet pas… Peut être que cela sera partie remise!

 

Samedi 23 Juillet, nous rejoignons le mouillage du Gosier, que Timacle ne connaît pas et y restons pour la nuit. Au programme moment relax allongés sur le sable au bord de l’eau, rires et papotages sous le soleil…

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Demain, cap sur Marie Galante! 🙂

Retrouvez toutes les photos en cliquant ici 🙂

Descente vers la Gwada!

Mercredi 12 Juillet, nous quittons St Eustache sous le soleil et retrouvons fort vite les grains alentours se formant notamment au dessus du volcan de St Kitts.

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La mer pour autant est vraiment belle compte tenu de la direction que nous prenons. Les garçons peuvent se regarder un film, pendant que nous papotons un coup au soleil un coup sous les gouttes de pluie.

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En arrivant derrière l’île de St Kitts où nous pensions être plus protégé pour avancer tranquillement, c’est un premier grain qui nous cueille à 26 nœuds apparent, nous ne voyons plus grand chose devant nous et il a l’air assez large! Nous affalons la grand voile, car étrangement le vent stagne et grimpe même! La mer est devenue agitée au possible alors que nous sommes censés être plus ou moins abrité surtout avec l’île de Nevis qui ferme la baie…On va rester aux moteurs!

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Voilà que ça moutonne maintenant, comprenez que l’eau devient toute blanche sur le dessus, et ça monte à 33,2! Et ça reste!! 30, 32, 33… Il n’y a pourtant plus de grain si ce n’est cette grosse masse sur le volcan… Serait ce elle la responsable? Pourtant ça semble venir de plus loin… Nous n’y comprenons rien mais on douille!! Cataja se fait malmené, nous aussi! Nous pensions aller jusqu’à Montserrat mais là clairement ça ne va pas le faire! Nous décidons d’aller voir de plus près le mouillage de Ballast Bay tout au sud avant Nevis pour voir si nous pouvons y trouver un abri.

Voilà plus de deux heures que nous nous faisons bringuebalé, il y a toujours 25 nœuds, nous sommes fatigués nerveusement alors que cela devait être un tronçon sympa! On a hâte de se poser, manger et se reposer!

Ballast Bay ne fait pas l’affaire 😦 Nous devons continuer! Contre toute attente le chenal entre St Kitts et Nevis est moins agité que derrière la côte! Allons voir le mouillage tout au nord de Nevis, Windy Hill Point… En approche nous voyons que deux voiliers y sont mouillés sur une sorte de corps morts faits maison et plusieurs bateaux moteurs de pêche. La carte indique des fonds à 1,80 au plus bas mais aussi que le mouillage y est proscrit… Ok mais alors d’un côté y a la petite ancre indiquant que l’on peut poser, de l’autre pleins de petites ancres barrées et tout de même un voilier indiquant la présence d’un mouillage! On fait quoi?!

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En regardant toujours la carte un peu plus loin, on constate qu’il y est écrit que le mouillage à l’ancre est interdit sur Nevis… Nous n’avions jamais fait attention et avions déjà mouillé devant Charlestown… Nous sommes censés nous mettre sur bouée, ok, mais là à part celles des pêcheurs il n’y a rien… Tant pis on pose… On n’en peut plus de naviguer, on ne va pas errer cherchant une hypothétique bouée et nous serons bien pour prendre la mer demain vers la Gwada… Antoine va checker l’ancre et constate que nous sommes sur un énorme herbier rempli de possidonies avec peu de trace d’ancre… Nous ne sommes pas très fiers et flippons au moindre bruit de moteurs, des fois que l’on viendrait se faire déloger ou prendre une amende… Nous n’avons pas non plus été déclarer notre arrivée… Illégalité totale quoi!! Pour autant la soirée se passe calmement, les garçons profitant de l’abri pour jouer aux pirates dans l’eau, et nous se faire nos parties de Rummikub!

5 h du matin le lendemain, le réveil sonne et le lever est difficile. Les premières lueurs du jour arrivent, nous levons l’ancre. D’emblée nous sommes cueillis par la houle de face. 1 heure ainsi aux moteurs avant d’arriver à naviguer à la voile… Nous faisons presque route directe vers Montserrat! C’est bon de faire de la voile, de ne pas entendre les engins à l’arrière et de ne pas dépenser un sous. Car depuis Porto Rico nous ne sommes qu’aux moteurs!

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12h, nous venons de passer Montserrat, de voir son volcan et de sentir son odeur de souffre. Le vent reste constant entre 25 et 28 apparent, nous prenons 2 ris et diminuons le génois. On essaie à présent de faire route directe vers Deshaies en Guadeloupe. Pas facile avec le vent d’Est/Sud-Est à 20 nœuds annoncé et bien présent. Dès que nous le pouvons nous faisons un point babord en plus… Les enfants dorment chacun à leur place, et se réveille à leur rythme. Repas sandwich vite fait bien fait, pas question de cuisiner!!

Antoine part faire une sieste, ouvrant le hublot du dessus de notre chambre… En temps normal cela ne pose pas de souci mais vu la houle travers avant que nous prenons, ce qui arriva ne fut pas surprenant! Je n’ai pas eu le temps de lui crier de fermer qu’une gigantesque gerbe d’eau s’est engouffrée dans la chambre, sur les draps, le matelas et bien sûr mon doudou, sorti de là trempé! Haha le réveil humide ne m’est donc plus réservé! 🙂

Tout le monde est dehors du coup, le soleil a fait son apparition depuis une bonne heure et ça fait du bien compte tenu des montagnes russes sur lesquelles nous sommes et qui soulève le cœur à chaque fois! L’horizon lui est brumeux. Nous distinguons mal les Îles et ne savons jamais trop si c’est de la brume ou des grains. Nous ne croisons personne non plus… Voilà des semaines que nous faisons route seul, pas un seul target en vue! 😦

On papote en famille, Malo essaie son nouveau cadeau, on parle des balades que l’on va faire en Guadeloupe, on évoque les magasins incontournables, les magasins de jouets que les loulous attendent et Decathlon, le kiff pour faire le plein! Hihi d’ailleurs comme disait Antoine on devrait inventer des magasins en pleins milieu des océans! On a bien des plateformes servant pour le pétrole, des cargos capables de s’ancrer par grosse profondeur, alors faudrait juste rajouter des pontons d’accueil, et pim pam poum, on se fait un stop à OceanLand! 🙂

On enchaine les parties de baccalauréat stop, ça nous fait passer le temps, oublier la houle qui grossit et le vent qui forcit toujours à 29 nœuds apparent. Luna se fait un petit dodo. Elle gère plutôt bien les naves, au pire elle miaule un peu de temps à autre genre « quand est ce que ça se termine?! », au mieux elle se balade, sort parfois, mange beaucoup et dort! 🙂

16h30, plus qu’une heure et nous serons arrivés!! Yesss! Ça commence à être long… 17h15, il nous reste 15 minutes avant d’arriver et c’est assez fou, nous voyons l’île dans la brume comme si nous étions beaucoup plus loin! A cette distance c’est exceptionnel! On comprend mieux pourquoi ça semble empêcher la formation de cyclone… C’est épais et jaune.

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Voilà, nous sommes posés à plat et on apprécie!! L’heure est au rangement et à la baignade!!

Vendredi 14 Juillet… Pas de fête particulière pour nous, simplement un petit passage à terre pour faire un tour au village… C’est assez étonnant car voici un endroit où nous sommes toujours passés rapidement et pour lequel nous n’avons jamais vraiment eu de coup de cœur… Comme quoi nous devions être fermé à ce moment là, car aujourd’hui nous trouvons les lieux de toute beauté, très sauvage et montagneux.

Il pleut et la montagne est dans la brume, ce qui rend l’atmosphère encore différente. Mon doudou et moi en profitons pour nous avitailler auprès des marchands locaux, prendre un verre en terrasse et déambuler dans les petites boutiques ouvertes. L’orage commence à gronder, oups, il est temps qu’on rentre… Sous la pluie, trempés jusqu’au os mais c’est pas grave, ça fait partie du plaisir du moment!!

Allez, maintenant que nous sommes reposés, en route pour une nouvelle découverte de la Gwada!

Saint Eustache, surprenant!

11h, nous avons pris la mer en direction de ce cratère inconnu. Un volcan de plus au cœur de la Caraibes. La houle est face à nous avec un vent affiché de 5 nœuds, nous avançons à 6 nœuds aux moteurs, encore. Nous ne sommes qu’à 13 mn de l’arrivée mais nous distinguons à peine l’île avec les brumes de sable rendant l’horizon jauni depuis quelques temps dans les Antilles. Le moral n’est pas au plus haut ce matin pour Antoine et moi. Nous sommes fatigués de ces navigations… Nous nous sommes tout de même fait quasi un aller-retour Saint Barth à Porto Rico en 3 semaines! Un rythme soutenu à la japonaise, nous donnant l’impression de ne faire que passer aux endroits, prendre nos photos et repartir avant d’avoir pu vivre pleinement les lieux… La faute aux différents impératifs que nous avons eu et maintenant à cette fichue dépression que l’on veut éviter!

A l’approche de Saint Eustache, nous sommes donc à nous dire, que nous allons à nouveau sur une île volcanique avec un intérêt sûrement limité… À première vue, la partie nord de l’île sert de plateforme pétrolière avec toutes ces cuves dénaturant tout. Il n’y a pas d’habitation visible, que des cargos prêt à être chargés, de la poussière et des camions…

La partie sud semble être celle qui abrite la population.

C’est intéressant d’ailleurs comme le souligne Antoine de voir qu’une fois de plus, les habitations ont été construites à flan du volcan! Pas plus loin ou sur une autre partie de l’île, non, juste au pied du dôme!! Comme Saint Pierre en Martinique ou Plymouth à Montserrat, qui ont pourtant connu des éruptions volcaniques monstrueuses et mortelles… Personne ne se dit que ce n’est peut-être pas le plus judicieux??!!…

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La baie est grande, avec quelques bateaux de pêches, des cargos et un seul autre voilier. Nous mouillons devant la ville de Oranjestad, la capitale. À priori un mouillage banal, sans plage de sable blanc, ici il est noir.

Saint Eustache aussi appelé Statia fût une plaque tournante du commerce antillais (esclavage, sucre, tabac et coton) et connue grâce à cela une période de prospérité au 18ème siècle. On appelait alors l’île « The Golden Rock ».

Et nous sommes ici en terre hollandaise! Bon, l’île a tout de même changé de camps 22 fois en 80 ans de guerre, en étant tantôt espagnole, anglaise, française et hollandaise! Ça en fait du monde qui voulait ce petit caillou!

Mais contre toute attente il n’y a qu’à descendre à terre pour y trouver les trésors d’architecture du 17ème siècle et le charme de la ville à ce jour.

Nous avons repérer le fort et sur le chemin, nous découvrons les ruines d’anciens commerces et autres maisons. Les façades sont faites de petites briques ocres ou assez basses avec un style hollandais que nous reconnaissons bien pour avoir vécu en Hollande.

La verdure est tout autour, reprenant parfois ses droits à même les ruines que l’on devine en dessous… Une seule route traverse le centre, elle n’est d’ailleurs pas goudronnée partout et génère une poussière monumentale à chaque passage de voitures ou de camions. Beaucoup de camions d’ailleurs, certainement en rapport avec l’activité pétrolière.

Très vite, nous trouvons en dehors de la route, un semblant de pyramide à la Indiana Jones! Lianes, tapis de mousses , arbres, escaliers enfouis sous une partie de la végétation, on a l’impression de découvrir un lieu oublié… Il s’agit en fait des fortifications du Fort Oranje que nous retrouvons plus haut. Mais bien sûr nous ne sommes pas passer par le chemin conventionnel d’entrée, et très vite nous sommes recouverts de poussière de partout en escaladant les lieux! Ajoutez à cela la sueur, la chaleur et la moiteur, nous sommes bon à sauter à l’eau en rentrant sur Cataja! Entrée interdite aux pieds noirs à bord!! 🙂

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Le fort est en très bon état avec une jolie cour, les installations militaires semblent intactes et les canons sont encore dirigés vers la mer! La prison y est elle aussi en bon état. Les garçons s’approprient immédiatement l’endroit, se cachent et se combattent, en cet endroit chargé d’histoires! A l’époque de sa période faste, Statia comptait 20000 habitants contre 3000 à peine aujourd’hui. On regarde la vue sur le port qui lui fut un des plus florissant des Antilles! On imagine les navires de guerre, les galions, les frégates, les avitaillements de nourriture et d’armes, les livraisons d’esclaves, les commandants, les gouverneurs, les pirates!! …

Nous continuons la visite et découvrons une tour, qui s’avère être en fait l’église protestante!

Elle abrite notamment la tombe d’un ancien Amiral nommé Willem Crul, tué lors d’une bataille navale alors qu’il convoyait des bateaux marchands vers Ste Croix. Attaqué par l’Amiral Rodney de la flotte britannique qui par la suite envahissa l’île sans rencontrer trop de résistance. Ni une ni deux, les garçons se lancent à la recherche de son ultime demeure! Bingo, nous la trouvons!! Pas mal hein?! 🙂

Plus loin se trouve la synagogue! Pas n’importe laquelle, une des plus vieilles du continent américain, elle date de 1739, mais est complètement abandonnée aujourd’hui. Là encore, un passé lourd avec la déportation et la confiscation de leurs biens de tous les hommes juifs de l’île vers St Thomas par les anglais, laissant femmes et enfants derrière eux…

Nous sommes impressionnés par l’histoire de cette île et le nombres de bâtisses attestant du riche passé de Statia! Nous nous perdons dans les ruelles, et y apprécions l’ambiance… Quelques commerces, les enfants jouant devant leur maison ou dans ce qui semble être un parc, les chèvres, les chats errants, les coqs fiers au milieu de la route, les poules et leurs petits traversant, les vaches en bord de mer… Un côté très sauvage qui nous plait beaucoup, avec en fond le dôme, imposant!

Il aurait été dommage de ne pas nous arrêter là et de rater ce pan de notre histoire à tous.

Nous rentrons au bateau après avoir terminé notre tour et pris un verre devant un beau coucher de soleil. L’occasion de nous poser tranquillement…

La nuit est calme et le réveil mouvementé avec la visite impromptue des Coast Guard! Super! 😦 Il est 9h du matin, nous sommes à peine levé, le pain sort du four, ils débarquent avec leur gros zod et monte à bord avec leur grosses chaussures noires et sales!! On ne vous a jamais appris à vous déchausser en allant chez les gens!! Bon sang, ça me rend dingue ça!! 4 à bord et 3 dans le zodiac! Papiers s’il vous plaît, et vérification de l’équipement de sécurité… Tout y passe! Et vas y que je vais dans une cabine puis dans l’autre avec mes chaussures poussiéreuses et que pendant ce temps notre pain refroidi! Luna est terrorisée à la vue de l’uniforme, son poil a triplé, elle disparaît d’ailleurs pendant un bon moment, caché on ne sait où! 😦

Après une bonne demi heure de questions en tout genre, de prise d’adresse, de noms, de téléphone, de métier, de où va-t-on, de que fait-on et j’en passe, ils quittent Cataja!! Il était temps! Déjà qu’hier nous étions quelque peu échaudés par les 35$ de clearance d’entrée et 10$ pour le parc marine à payer par jour, il aurait manqué plus qu’une amende pour nous dégoûter carrément de l’accueil!

Allez, on mange! La bonne nouvelle du jour c’est que la dépression s’est désintégrée!! Pouf, envolée!! Plus d’épée de Damoclès au-dessus de la tête! Ça a du bon les brumes de sables quand elles empêchent le développement de cyclone! On prévient vite les parents et nous on respire! D’ailleurs nous allons passer une nouvelle journée ici. Antoine est fatigué et a sûrement foulé son pouce hier en jouant avec les garçons. On va se reposer, ça nous fera du bien à tous! Et puis le temps est à la pluie, pas envie de naviguer sous grain…

Voilà en tout cas une étape qui nous a beaucoup charmé… St Eustache ne nous a pas dévoilé tous ses trésors, il semblerait que ce soit l’un des meilleurs spots de plongée des Petites Antilles avec plus de 200 épaves de bateaux dont 40 galions…

Next Time?…

Retrouvez toutes le sphotos en cliquant ici 🙂

Passage rapide à Saba…

La nave continue toujours aussi belle et inespérée, dans un confort incroyable!

Si bien que même les garçons s’étonnent des conditions et en profitent pour se faire comme en transat une douche à l’arrière du bateau au seau! « Ah ben c’est tout? Ça va hein, c’est rien du tout » dixit Elian 🙂 Nous avons en plus un coucher de soleil superbe et aux vues du ciel nous pouvons espérer avoir une belle nuit!

Pour la peine, c’est l’occasion de faire faire leur premier quart de nuit à Malo et Elian! Nous sommes aux moteurs, la route est tracée, nous leur expliquons ce à quoi ils doivent faire attention et nous allons nous reposer.  Enfin, Antoine plus que moi, qui veille tout de même d’un œil 🙂 Eux, ils gèrent entre leur film, l’alarme toutes les 15 minutes, le check extérieur pour vérifier que tout va bien et le grignotage autorisé pendant les quarts pour leur plus grand bonheur!

La lune est pleine ce soir et nous accompagne! Elle nous montre le chemin et ça fait toute la différence!!

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Antoine enchaîne avec son quart, 22h-1h… Puis c’est mon tour de 1h à 4h, mais nous devrions être arrivé sous peu! L’île de dessine devant nous avec de drôles de lumières d’ailleurs. Saba ayant la particularité d’avoir sa ville en hauteur vers son dôme, on devine les lumières de la seule rue escarpée.

Il me reste à veiller à éviter les éventuels filets si possible, la lune se reflète sur l’eau ce qui me permet de mieux voir…

Le vent proche des côtes forci, on est passé depuis un petit moment de 10 à 22 nœuds de face, ce qui s’en ressent sur la houle qui devient plus courte. Il est temps d’arriver!!

3h du matin nous sommes face à ce mur imposant qu’est l’île!! Je scrute l’horizon aux jumelles pour tenter de discerner si je vois une bouée d’amarrage. Antoine à l’avant du bateau pour éviter toute mauvaise surprise. On avance doucement, on touche au but! La zone de mouillage est très proche de paroi rocheuse et nous avons du mal à évaluer les distances. Par chance nous trouvons une bouée! Il y est écrit « Yacht Only », oui et bien c’est parfait, nous sommes un yacht après nos presques 13 heures de navigation, et personne ne va venir me la prendre ou me dire de partir! 🙂 3h30, nous sommes posés!!! Ouf!! C’est bon d’arriver! Luna sort voir les environs, mon doudou va se coucher, je range un peu le bateau avant d’aller le rejoindre… Tout est calme. C’est dans la nuit que le vent se lève et que nous sentons la houle qui arrive doucement… Espérons que ce n’est que pour un petit moment! Le mouillage n’est pas connu pour être agréable!

Petit matin, c’est toujours particulier de découvrir les lieux qui nous abritent au lever du soleil et plus encore quand on arrive de nuit. Et là, c’est une grande falaise qui se dresse devant nous. Nous ne distinguons pas l’entrée de l’île! Y aurait il un passage secret?! Les tombants sont impressionnants, quelques rochers connus pour leur beaux fonds marins sont juste à côté.

Antoine pense que la route est à prendre par là, face à notre mouillage. Je pense que c’est à partir du sud de l’île et que cela serait mieux d’y aller avec le bateau. 10 minutes de nave et nous sommes devant le lieu d’entrée de cette forteresse montagneuse, mais nous ne voyons sur terre que des camions, des bennes, des travaux qui ont l’air colossaux. C’est sûrement pour aménager un peu mieux les lieux pour le débarquement. Nous voyons la fameuse route, la seule qui monte au sommet où se trouve le « village ». A nouveau quelques flamboyants rouges contrastent avec le vert des arbres et les parois montagneuses. Quelques maisons y sont disséminées, ça a l’air très joli mais le souci est que nous sommes fatigués de notre nuit et à la vue de la marche à faire, nous sommes découragés… Nous n’avons aucune envie de faire les papiers d’entrée et de sortie du territoire pour les quelques heures de visite puisque nous ne passerons pas la nuit ici… On est feinéant oui on avoue!! Et puis on ne capte pas internet pour la prise de météo dont nous avons impérativement besoin ce jour pour savoir quelle direction prend la dépression! Nous n’allons donc pas être relax! Il y a du soleil, de la brume au loin, quelques nuages gris mais la mer continue à se présenter sous son meilleur jour dans ce sens de navigation, alors c’est décidé on poursuit la route jusqu’à Saint Eustache à quelques heures de là… Nous regardons Saba s’éloigner, ca sera peut-être pour une prochaine fois! 🙂

Cap sur les USVI!! St Thomas, St James et St John c’est par là!

Mercredi 5 juillet, il est midi quand Antoine a fini son travail et 13h quand nous quittons le mouillage, autant dire un peu tard pour les 35 MN à parcourir contre vents et marées vers St Thomas pour arriver avant la nuit! Nous ne faisons que longer la côte qui dure, qui dure, avant d’être enfin à la pointe de l’île après 2 heures de temps. Nous ne pouvons être qu’au moteur contre les 25 nœuds de vent constant! On espérait un meilleur cap à partir de là mais encore une fois la météo n’est pas celle annoncée et on va manger!! (Je ne parle pas en terme culinaire 😉 ) On a du soleil c’est déjà ça, merci!! Mais on monte, on descend, on se fait arrêter net par les grosses vagues que nous avons de face, on plante des clous comme on dit dans le jargon des navigateurs! Des gerbes d’eau recouvrent Cataja! Ah on est content de rebrousser chemin!!! 😦

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« Mais pourquoi on n’a pas fait visiter les Grenadines à Brian et Suzanne nous lance Malo, au moins on aurait été tranquille! » Oui c’est vrai mais nous n’aurions pas ajouté un nouveau pays à notre passeport et pas découvert une autre culture… Une question de choix toujours!

Bon, là je vous écris en me faisant bringuebaler dans tous les sens, je travaille mes abdos en essayant de maintenir l’équilibre même sur mon confortable cata et j’avoue qu’il me tarde d’arriver à destination! Antoine fait une sieste, Malo bouquine, les deux petits regardent un film, et Luna dort autant que possible avec ce bazar! Normal quoi! 🙂

 

18h35, nous posons l’ancre à Flamingo Bay sur Water Island devant St Thomas, un petit îlot qui nous va très bien pour la nuit, dans un calme plat absolu, le bonheur!!! Les garçons se baignent, jouent, sautent et crient pour se défouler de cette journée passée en mer! Pour nous c’est apéro time sur nos jupes arrières, nous sommes éreintés de cette nave, on apprécie les lieux!

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Nous avons passé une bonne nuit récupératrice, nous levons l’ancre pour Charlotte Amalie, le mouillage au cœur de la ville de St Thomas. Pour y arriver, une bonne grosse demi heure à l’abri derrière les îlots. J’ai pour ma route contourner tous les îlots et zapper volontairement un petit passage visible sur la carte par 2 mètres de fond au plus bas, Haulover Cut. Une passe pas très large qui pourrait le faire si il n’y avait pas les 25 nœuds qu’on se prend dans la tête et qui nous empêche de bien voir les fonds et surtout les bancs de sable et les roches sur le côté. Et Antoine n’a pas manqué de le repérer, il veut voir de plus près si ça passe… Grrrr, on s’avance, mais un des côtés me paraît bien affleurant, je lui cris de l’avant du bateau de faire marche arrière, c’est plus prudent… Marche arrière toute avec les Coast Guard qui nous collent aux fesses. On ne les avait pas vu venir eux! Et zut, pas le moment de se faire contrôler… Antoine tout sourire leur demande si on peut passer par là, « oui, de nombreux bateaux le font, suivez nous, mais nous ne serons pas responsables si vous touchez…  » Ah ben ok, rassurant! Mais tout est passé et ça nous a permi de voir de près des ruines d’anciennes fortifications sur Hassel Island et de voir décoller l’hydravion qui apparement fait plusieurs rotations dans la journée!

 

La baie est grande et vide de tout ferry, ouf, nous sommes un jour sans, heureusement!

 

On se pose tranquillement devant la ville et on part à sa découverte. L’endroit est charmant et complètement inattendu. Nous avons tellement entendu de négatif quant au manque d’intérêt de St Thomas, connu essentiellement pour ses boutiques duty free de bijoux que nous ne pouvions être qu’agréablement surpris, et ça a été le cas! Quel dommage de réduire ce bourg à cela! Tout d’abord il y a le Fort Christian que l’on repère dès l’arrivée, le plus ancien monument de l’île, superbement conservé et restauré, datant de 1680 tout de même et construit en hommage au roi du Danemark de l’époque Christian V. Le bâtiment agrandi au fur et à mesure a successivement servi de centre ville, de bâtiment gouvernemental et de prison. Aujourd’hui il sert de musée racontant l’histoire danoise de l’île.

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Puis nous nous dirigeons vers le Blackbeard Castle, le chateau de Barbe Noire!! Oui enfin c’est le nom donné au lieu sûrement pour attirer les touristes, mais en soit c’est une fortification construite par les danois autour des années 1680, ayant servi de tour de garde pour protéger le port. Il semble que personne ne sache vraiment pourquoi ce nom a été donné mais il y aurait un rapport avec Monsieur Teach de son vrai nom connu pour son épaisse barbe noire qu’il allumait à l’aide de mèches à canon lors des combats pour impressionner ses ennemis.

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De toute façon nul doute qu’aux vues des Îles alentours et des centaines de cachettes possibles pour des pirates et leurs équipages, cela devait être un bon répère dans le coin! 🙂 Et puis, nous ça nous plait les histoires de pirates, et ça motive les garçons à grimper les soi-disant 99 marches inscrites sur le panneau, car en vrai ils en ont compter 113… 🙂

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Bon, une fois arrivé devant la tour nous constatons qu’elle est caché derrière un mur d’enceinte fermé appartement à un hôtel! Pour la voir il faut soit être guest de l’hôtel, soit débourser 15$ par personne s’il vous plaît et il n’y a que quelques heures possibles deux fois par semaine, faut pas rater le coche quoi!! Zut!! On est si près et on ne la voit pas, c’est rageant… On ne se démonte pas et on demande au monsieur que l’on vient de voir rentrer dedans qui y fait l’entretien du jardin apparement… On prend nos airs malheureux, on adopte la voix qu’il faut, on montre bien les enfants… et hop la porte s’ouvre! Haha yessss!! Nous n’avons pas le droit de rentrer mais pouvons au moins voir cette tour!! Thank you very much!! 🙂

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En contre bas de la tour, se trouve une très jolie fontaine assez récente représentant trois femmes nommée « The three queens of the Virgin Island ». Ces trois reines sont Mary, Agnès et Matilda, toutes trois étaient à la tête de l’insurrection fructueuse de 1878 contre le gouvernement danois demandant de meilleures conditions de travail, de vies et de salaires pour les femmes de l’île.

 

En chemin nous découvrons aussi la « Government House », un grand bâtiment blanc de style néoclassique à 3 étages. Construit entre 1865 et 1867, il est un parfait exemple de la grandeur des bâtiments officiels pendant la période coloniale danoise. Ça vaut bien une petite photo dans la tour de garde trop mignonne d’ailleurs!! 🙂

 

Juste en contre bas, un joli petit jardin nommé « The First Lady’s garden » où l’on peut s’asseoir, où l’air y est plus frais à l’abri des arbres et où l’on peut admirer la vue sur la baie et la ville. Et vraiment quelle jolie baie!

 

Nous allons de surprise en surprise en se baladant dans la ville, et on adore les lieux! C’est So British en plus ça nous change!

 

Les belles maisons ne manquent pas, les ruelles sont bien proprettes, il nous faudrait plus de temps pour découvrir toute la ville! Pour l’heure, nous avons faim, et contre toute attente après s’être fait alpaguer dans la rue par un rabatteur pour restaurant, nous vérifions son adresse sur TripAdvisor et découvrons que c’est un des meilleurs endroits de l’île pour un bon rapport qualité/prix! C’est parti, allons au Cuzzin’s! Le cadre est différent des restaurants locaux habituels, ça a l’air propre là aussi, il y fait frais mais pas trop, il y a des burgers, alors ne changeons pas nos habitudes et continuons notre voyage découverte des burgers à travers le monde!! Hihi!! On devient des spécialistes en la matière!! La palme d’or restant toujours à « l’Auberge » à Bequia aux Grenadines! 😉

 

Une fois repu, nous nous devons de passer par la rue où se trouvent toutes ces bijouteries avant de rentrer! C’est incroyable, un truc de dingue! On se croirait à Anvers en Belgique!!

 

Les marchands de bijoux se suivent en enfilades, tous proposant meilleurs prix et choix que le concurrent. Nous sommes surpris de voir qu’ici le marché semble être tenu par des personnes originaires d’Inde ou de Turquie! Et puis ça y va les négociations toutes cuites, parce que c’est nous et que c’est un jour Off pour les ferry! Et oui pas de largages massifs dans les rues ce jour, alors on saute sur la moindre occasion pour essayer de vendre à n’importe quel prix! Et c’est ainsi que je me vois proposer une bague en plaqué or blanc, ornée d’une belle pierre larimar bleu ciel, toute en simplicité, qui me plait beaucoup passer de 590$ à 115$!! Bon alors déjà ça surprend, et puis surtout au moment de tenir la bague, elle est d’une légèreté incroyable, rappelant les bagues pour fillettes trouvées dans les machines à jeux pour enfants! Il y a pourtant le poinçon mais ça va pas le faire… Trop le sentiment d’un truc pas clair, à tort peut être, tant pis! 😉

Allez, allez, il fait une chaleur caniculaire, un rapide tour au vrai supermarket du coin « Pueblo » situé à l’arrière du dinghy dock de la marina et nous rejoignons Cataja!

 

En route vers l’îlot de Saint James. Une navigation simple. Une heure de temps plus tard et nous sommes dans les eaux turquoises et tranquilles de Great St James. Et là, qu’est ce qu’on trouve? Un bateau pizza avec pizzas à emporter!! Super bien noté sur internet en plus! Rhoooo génial!! Direct on fonce commander avant que cela ne ferme et 1 heure plus tard nous dégustons les bonnes pizza de « Pizza Pi ». On avait déjà pensé à le faire sur Cataja mais n’avons clairement pas la structure pour, mais il est clair qu’ils doivent cartonner, c’est juste top d’avoir ça dans un mouillage!! 🙂

 

La fatigue se fait sentir, au lit, demain decouverte des fonds marins des rochers alentours!

Et ils sont magnifiques!! Ça grouille de vie, des poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, des coraux en parfait état, des oursins énoooooormes, c’est un vrai plaisir des yeux!! Bon, je me passerai bien de ces big tarpons qui squattent sous les bateau! C’est toujours aussi moches ces poissons, ils me font trop peur à chaque fois!! 🙂

 

Samedi 8 Juillet, il ne nous reste qu’une journée d’assurance incluse dans les eaux américaines, nous nous rendons donc sur Cruz Bay a St John pour préparer nos papiers de sorties. Le mouillage n’est pas très grand et rempli de bateaux sur bouées d’un côté, l’autre côté est réservé aux mouillages à l’ancre et pour trois heures maximum. C’est quiché mais on arrive à se faire une place et dans le doute nous partons en famille vers les customs. Si c’est comme l’autre jour à Culebra, tout l’équipage doit être présent.

A l’arrivée le visitor center avec son badge et ses bisons! Ça nous rappelle le road trip et tous les mini ranger program que les garçons ont fait mais sérieusement ils auraient pu adapter leur badge aux lieux!! On n’en croise pas souvent ici des bisons ici!! 😉 Le petit bourg est mignon même si hormis quelques boutiques touristiques il n’y a pas grand chose.

 

Le passage aux customs a été le plus rapide que nous ayons eu! Figurez vous qu’il n’y a pas besoin de faire de sorties de territoire!! C’est la prochaine entrée sur le nouveau territoire qui attestera de notre départ… ah oui?!! Bon ça nous va, 30 secondes chrono, du jamais vu!!

 

Alors cap sur Francis Bay au nord de St John. Plus exactement sur Maho Point. Nous n’en revenons pas de la beauté des lieux tout le long de la navigation! Des plages au sable clair, avec en toile de fond une végétation luxuriante et imposante! Nous passons devant ce qui doit être le quartier des gens fortunés! A la vue des demeures, St Barth fait pâle figure et il nous semble que c’est encore des sphères au dessus!! Mais que c’est beaux ces édens!!

 

Nous arrivons au mouillage souhaité qui peut se faire sur bouée ou sur ancre pour le même tarif à la nuitée! Oui nous sommes sur un lieu de campground, à la first camp first served!! Hihi contrairement aux 15$ que j’avais lu sur les blog c’est 26$ la nuit quand même à régler dans une enveloppe à déposer dans l’urne sur la petite barge au milieu du mouillage!

 

Cet argent servant à l’entretien de l’île, oui car St John est à 80% une réserve naturelle! On le comprend en voyant le lieu où nous sommes, c’est juste grandiose!! La baie est majestueuse, verte à souhait, avec une végétation riche. Nous sommes au cœur de la jungle sur l’eau. Les contrastes sont saisissants avec les montagnes en arrière plan. Je crois que nous sommes dans l’un des plus beaux mouillages des Caraibes que nous ayons fait! Nous avons la plage pour nous tout seul et en profitons!

 

 

Dimanche 9 Juillet, nous nous réveillons dans notre petit mouillage sauvage après une nuit des plus calmes. Les lieux sont toujours enchanteurs et magiques mêmes sous les nuages du matin, sauvages et avec pour bruit de fond ceux des oiseaux.

D’ici 1 heure nous quitterons les lieux et les eaux américaines pour aller sur Soper Hole à l’extrémité ouest de Tortola pour effectuer nos papiers d’entrées aux Bvi.

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La petite baie est charmante aux arbres bien verts, aux flamboyants et aux petites maisons colorées. En place sur une bouée à l’entrée, nous laissons les garçons pour aller remplir tous nos formulaires. Nous en sommes encore à nous demander quoi faire par rapport à la nouvelle dépression prévue autour du 14 Juillet. Voilà 3 jours qu’elle nous prend la tête et que les systèmes météo la voit passer un coup au sud de l’arc antillais, tant mieux pour nous ici, puis au nord touchant directement Porto Rico et nous très indirectement, si ça se maintient ainsi…

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Oui mais si il change de direction au dernier moment ce possible cyclone, on fera quoi ici? Nous regardons les différentes possibilités de replis en marina ou baies abritées, allons faire nos papiers, quelques courses et regardons à nouveau la météo. Celle-ci a encore bougé, bien vers le sud de Porto Rico, 30 nœuds pour nous d’est, gérable si ça reste comme ça et 20 nœuds dans le sud vers Grenade. Au milieu vers St Kitts ou Gwada ça devrait aller… Qu’est ce qu’on fait?! On écrit aux copains qui eux aussi sur l’eau se prépare à une éventuelle route sud, on appelle les parents pour leur faire part du dilemme, ce qui bien sûr ne va pas pour les rassurer… Mais nous sommes nous même perdu, tout sauf se prendre un cyclone sur la tête! On évoque une route sud vers les Îles du Venez, 4 jours de traversée mais une remontée très longue vers Ste Lucie où nous laisserons en août le bateau. Grenade alors? Je suis à fleur de peau, un rien me donne envie de pleurer, j’ai juste envie qu’on sache où va passer cette fichue dépression et qu’on fasse en fonction!! Depuis 1 mois l’activité n’arrête pas sur l’arc, ça doit être un des mois de juillet les plus actif depuis des années, on était censé être tranquille!

Allez, on réexplique aux enfants, et on prend la décision de quitter les Bvi des maintenant! Il y a aura pétole, on va se le faire aux moteurs, de toute façon cette partie de navigation avec vent et houle de face ne nous donne pas envie, alors on le fait et on en parle plus. Direction Saba que nous n’avons jamais fait à quelques heures de st Barth seulement, puis nous verrons si on remonte sur St Martin ou si on descend au besoin, ça fera ça de moins à faire! Et bien, voilà, stressée de prendre la mer mais elle devrait être belle et soulagée d’avoir pris une decision!

Bon du coup, faut qu’on retourne à la custom pour faire nos papiers de sortie, c’est bête on y était! Ils vont nous prendre pour des fous! Enfin ils nous ont déjà pris pour des vaches à lait, alors allons y gaiement! Probablement une des clearance les plus chères que nous ayons faites! 20 $ pour l’immigration, 20$ pour la custom, contre 20 seulement à l’entrée à Eustatia en début de séjour, on pensait que c’était bon! Et ben non on rajoute encore 10$ parce qu’on s’en va, ça c’est cadeau!! Chère la journée!!

Allez, route faite, on traverse en partie les Bvi pour être au maximum à l’abri de la houle, on en a pour une quinzaine d’heures on fonction de la houle et du vent. Le soleil brille, l’eau est belle, on est content d’avoir pris cette décision, au besoin nous aurons deux possibilités s’offrant à nous, en restant ici nous n’en aurions eu aucune en cas de changement de dernière minute. Avec l’expérience de nos amis à St Barth ayant vécu Gonzalo en 2014, nous savons que tout peut changer en quelques heures!

Voilà on sort des Îles, pour la pleine mer et là surprise, la mer est belle!! Je veux dire vraiment belle!! Avec une houle légèrement de travers avant mais grosse et ronde, il n’y a pas de vent donc pas de mer hachée! On se croirait dans le bon sens de nave!! Top!! On fait route à 7 nœuds en moyenne, à cette vitesse nous arriverons dans la nuit à Saba!!!

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