En route pour la réserve indienne de Pine Bridge!

Nous laissons le Custer Park et ses animaux pour aller sur la réserve indienne de Pine Ridge à 200 km d’ici toujours dans le South Dakota.
Encore une fois depuis que nous sommes dans le coin, les paysages contrastent d’un instant à l’autre, un moment vallonné et boisé, l’autre instant des dunes à perte de vue sous herbes sèches.

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Si ces deux paysages sont superbes et différents nous comprenons mieux pourquoi les américains ont donné les terres d’ici aux indiens! Elles sont à perte de vue incultivables… Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les Bad Land! La pauvreté se ressent d’ailleurs dans le coin… Nous passons devant les premiers villages en bord de route. Village est un grand mot, plutôt des baraquements, des mobils home qui servent de logement, certains en bon état, d’autres délabrés, avec à chaque fois un nombre de voitures hallucinantes devant leur habitat… Combien sont-ils à vivre dedans ou que font-ils avec ces voitures, on s’interroge…

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Nous arrivons sur Pine Ridge, sensation étrange, nous sommes vraiment au coeur de la réserve indienne! Ils ne sont plus dans leur tipi ou habillés tel que dans nos imaginaires mais nous sommes les seuls blancs au milieu de ces peaux rouges! Et comme toujours quand vous êtes en minorité ça fait bizarre!
Mais nous ne sommes pas venus par hasard, ce week end a lieu le grand rassemblement d’indiens du pays et du reste de la terre pour le Powwow! Concours de danse, moment ensemble, chant, les voilà réunis. Malo fait le parallèle avec Jacob de Twilight toujours, ils ont les cheveux longs et noirs comme dans le film… 🙂
L’événement a lieu sur un grand terrain vague, nous allons donc prendre notre place au milieu des tentes et caravanes déjà en place.

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J’avoue que le premier sentiment n’est pas le plus rassurant, imaginez vous campez à proximité des fêtes foraines! Ici règne un doux bordel et une poussière omniprésente! On ne passe évidement pas inaperçu, et si nous sommes curieux de voir leurs visages, ils le sont tout autant! Pas un seul autre blanc ici! On se balade au milieu des stands de vente et cabanes à indian tacos, et on découvre les chevaux d’à côté. Oui parce que non content d’aller assister à ce spectacle unique nous sommes aussi ici pour les rodéos! Deux nouveautés! Antoine fait connaissance d’un des hommes présents ici pour ses chevaux pour la future parade et le rodéo, et en profite pour faire un tour sur un de ces canassons à peine débourré, un bronco comme on dit ici!
Le temps d’amadouer l’animal et hop quelques galops donnent à nouveau à mon Doudou ce sentiment de liberté qu’il connaissait plus jeune lorsqu’il faisait de l’équitation. J’avoue ne pas être très rassurée de le voir sur une bestiole pareille, sauvage à souhait! Les garçons qui au départ souhaitaient faire un tour n’en sont plus si sûrs! 🙂 Mais avec un peu de patience, Yellow Bear, c’est le nom du bronco, s’est calmé et les loulous ont pu le monter en compagnie d’Antoine.

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Ce soir à lieu la cérémonie d’ouverture du Powwow, on est prêt! Il n’y avait pas grand monde il a quelques instants encore, on espère que ça va arriver! Bien installé avec notre assiette d’indian tacos à savourer, ça commence…

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Les tambours et les chants commencent à résonner, ces sons prennent aux tripes… Les yeux ébahis nous voyons entrer en scène les premiers danseurs… Les premiers d’un nombre hallucinant de personnes! Mais ils étaient où?! Cachés ou quoi?! On découvre les premiers costumes, c’est juste incroyable! Que de couleurs, de plumes, de grelots, de grigris, de bijoux, de perles, de coiffes et de plastrons… Nous sommes comme des enfants devant ce qui s’offre à nous! Jamais nous n’aurions pensé voir un tel événement…

C’est juste incroyable d’être là dans une réserve indienne, de ressentir ces sons au plus profond de nous et de voir défiler ces participants dans des costumes tous plus beaux les uns que les autres… Certains semblent comme possédés dans leur danse, je ne sais pas ce qu’ils ont pris mais j’aurai bien essayé! 🙂

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Tous sont présents : enfants, jeunes adolescents, jeunes hommes et jeunes femmes, homme et femme, vieillards, chacun avec leur fougue, leur fierté ou leur sérénité…

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Ils sont des centaines devant nous. Nous admirons toute cette beauté et cette originalités. Le son des tambours continuent à raisonner dans nos oreilles et dans nos corps… L’envie de se lever et de danser est forte tant ça vous prend… Bon on ferait un peu tâche dans le décor, alors on sautille sur nos chaises 🙂

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La soirée s’achève pour nous après le passage de tous ces participants… La fraîcheur s’installe, il est temps d’aller nous reposer et de nous endormir après cet extraordinaire moment… Nous nous couchons bercés par le son des tambours et des chants toujours… Il n’y a qu à fermer les yeux pour être transporté s’imaginer au temps pas si lointain des indiens nomades, au bord du feu dans un tipi et sur des peaux de bêtes…
Fatigués, bientôt la musique s’éloigne un peu plus de nous, nous sommes comme dans du coton, apaisés, heureux, sereins… Nous nous réveillons le lendemain matin au même son, à croire que cela a duré toute la nuit… Passé les appréhensions du début en tant qu’étrangers au milieu de tous ces hommes et femmes, nous nous sentons de mieux en mieux ici…
Aujourd’hui encore nous avons découvert une parade de chevaux et voitures avec à leur bord l’ancienne miss Oglala Lakota (réserve), des candidates, des supers héros et même Pocahontas! Hihi une jolie indienne aux cheveux longs sur son cheval…

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Sûrement la plus jolie de toutes! Oui car personnellement j’imaginais les indiens avec des traits plutôt fins, plutôt beaux et musclés… Bon, ça c’est dans les films!Parce qu’en réalité ce n’est plus la chasse qui les fait courir et les nourrit mais les paquets de chips, hot-dog, burritos et autres merveilles! Le résultat est donc très loin de l’imaginaire ou même de la réalité avec les photos des anciens chefs…
Mais reprenons… Nous assistons en fait à une sorte de carnaval où chaque voiture lance des bonbons aux enfants qui attendent avec leur sachet! Il pleut des bonbons!! Elian est au taquet! Il est le premier à chopper tout ce qu’il peut! Ses yeux ne savent plus où donner de la tête! 🙂 La récolte aura été bonne, quelques 165 bonbons!! Plus que nous n’en mangerons!!

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Allez, ces journées sont plus qu’actives! On se repose un peu puis Antoine et les garçons vont voir les taureaux et les Broncos de ce soir. Devant l’enclos des taureaux, un cow boy les observe, pensif, c’est un des participants de ce soir… La discussion s’amorce, il leur dit qu’il montait les taureaux avant, avant qu’il ne se fasse piétiner par l’un d’eux et ne finisse avec des cotes cassées. Aujourd’hui il ne fait plus que les chevaux, c’est son job, tenir plus de 8 secondes sur ces bêtes entraînées à ruer! Il leur explique que les rodéos se font sur des chevaux sauvages sélectionnés pour leur capacité à ruer justement. A la question qu’est ce qu’il ressent lors du rodéo, il répond que c’est le k.o et l’adrénaline qui prédominent, conscient qu’il ne pourra pas faire ça au delà de ses 30 ans, trop de blessures, trop physique…
Nous allons pouvoir le constater par nous même, peu avant le début je me balade au milieu de ces cowboy pour ressentir l ambiance…

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19h, ca commence…

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Plusieurs hommes à chapeaux de cow boy sont attroupés devant la grille où l’on prépare le cheval et où le cavalier l’enjambe. On imagine la préparation mentale de cet homme, la tension qui doit monter d’un cran.

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Un des hommes tient la corde qui ouvrira la grille et qui laissera sortir l’homme et la bête… A ce moment je dois dire que tout va très vite, celui que l’on appelle homme tente de tenir d’une main sur le canasson, se faisant bringuebaler telle un pantin désarticulé. Une main pour se tenir, l’autre en l’air, cambré au maximum vers l’arrière, il encaisse les sauts du cheval ou pas! Car peu tiennent finalement les 8 secondes. Deux des participants se sont même fait bien malmené, l’un ayant le cheval étant tombé sur lui, l’autre ayant la main coincée et étant à la merci du cheval. Il s’est fait traîner tel un fardeau par l’animal. Les cris de sa femme à côté de moi résonnent encore dans ma tête, tant ils étaient désespérés et inquiets pour son homme… Elle semble hésiter entre pleurs et cris de rage, elle doit imaginer le pire… Plusieurs hommes interviennent pour maîtriser la bête, et laisser l’occasion au rodéo man de reprendre ses esprits et remonter pour se dégager… Plusieurs minutes de tension où le présentateur continue son show et où il fait en sorte de faire comme si tout était normal… Ça doit être la normalité pour ces gens à la drôle de passion, qui risque leur vie à chaque round, et qui à défaut d’y rester sur le sable doivent avoir le corps meurtri par tant de violence…

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Ce rodéo est impressionnant, c’est fou, on se prend au jeu et on ne rate pas une miette… Nous attendons le final avec les taureaux, les fameux Bulls! Énormes et tout en muscle, ils les font passer en dernier car les accidents à cheval sont moins graves que ceux en taureaux et ils ne voudraient pas gâcher la fête dès le début en cas d’évacuation sur civière d’un des hommes!
Entre deux, des courses de vachettes se faisant attraper au lasso par un ou deux cowboy, soit uniquement au cou soit au cou et aux pattes. Cela nous montre leur métier, lorsqu’ils doivent attraper les bêtes pour les marquer au fer, les soigner ou les envoyer à l’abattoir. C’est violent ça aussi pour nos petits cœurs… Les garçons regardent tristement ce spectacle, moi aussi… Antoine me rappelle que c’est leur métier, et du bétail… Oui, c’est vrai mais je n’avais jamais imaginé réellement ce que ça impliquait…
Vient ensuite des courses de rapidité de femmes et de leurs chevaux sur un parcours. Là, ce doit être une sacrée complicité entre elle et lui pour réussir à battre ses concurrentes. C’est beau ces chevaux lancés au triple galop sur quelques mètres à peine, et sexy ces cow girls concentrées pour gagner!
Ca y est, les Bulls sont en préparation dans leur cage. Les hommes aussi, casque et protection de rigueur. Là aussi ils doivent tenir 8 secondes… Les deux doivent être excités, doivent avoir leur montée d’adrénaline… La grille s’ouvre, le taureau sort et envoie l’homme en moins de deux secondes à terre!! On n’a à peine le temps de les voir sortir de leur cage que déjà la plupart des participants embrassent le sol! L’arène est pourtant grande mais finalement tout se passe dans les premiers mètres de sortie. Il n’y en a qu’un qui aura réussi à gagner sur l’animal!

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Nous restons un peu sur notre fin, nous pensions que les Rodéo Bulls seraient plus impressionnant que les Horses mais c’est si rapide que vous n’avez le temps de rien voir. Et les taureaux une fois l’homme à terre rentrent bien tranquillement dans leur cage… On n’en a connu des plus énervés envers l’humain dans nos manades camarguaises!
Le spectacle est terminé! On est contents d’avoir assister à notre premier rodéo! Les garçons ont adoré, nous avons êtes impressionnés par l’ensemble du show! Je dois néanmoins avouer que je m’interroge sur qui est la bête dans l’histoire? Cet animal coincé dans une cage et malmené pour faire le show, ou celui que l’on dit homme, capables de donner des coups de bâtons pour excités l’animal, le ceinturer là où lui même n’aimerait sûrement pas l’être pour se donner des sensations fortes lors du show?
Nous rentrons nous coucher, l’endroit est blindé de voiture ce soir, plus de monde pour le Powwow de ce jour et plus de groupe à droite à gauche qui font leur propre chant et son… L’un d’eux est à quelques mètres de CampiJa… Une dizaine de personnes en rond, à chanter et jouer de leur tambour… Ça va être compliqué de dormir! Si hier c’était purement spectaculaire, ce soir ça me semble ressembler plus à des incantations où je ne sais quoi… Étrange sentiment… Ca a duré une bonne partie de la nuit, depuis il fait mauvais! Hihi! Peut-être était ce des incantations pour appeler la pluie! 🙂
Allez, nous avons une route à prendre… Si nous ne quittons pas de suite les indiens, nous quittons cet endroit qui nous aura apporté une dose de rendez-vous en terre inconnue… Je crois que chacun de nous gardera un souvenir unique de cette étape…

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9 réflexions sur “En route pour la réserve indienne de Pine Bridge!

  1. Nous vous suivons depuis vos préparatifs de départ sur Cataja, à ce moment là nous n’étions qu’au stade du rêve de voyage en bateau… Depuis, nous avons concrétisé le projet et naviguons à bord de Vent d’Ailleurs depuis ce printemps. Partis de la Grande Motte, actuellement aux Baléares, et départ vers les Canaries courant septembre pour se préparer à la TRANSAT ! Je peux dire que nous puisons, et moi en particulier, dans votre expérience, vos rêves, vos peurs, vos doutes, vos joies… C’est du pur bonheur de vous lire, cela faisait bien longtemps que je voulais vous écrire sans finalement oser le faire, cette fois c’est fait !
    Alors bravo pour cette belle aventure, et encore une fois, nous qui souhaitons mixer le voyage en bateau et les « expéditions  » à terre, vous nous faites rêver !!
    Bon voyage et profitez à fond ! A bientôt
    Isabelle

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  2. Le cowboy vous a raconté les salades habituelles pour touristes. Bon les chevaux sont aussi sauvages que mon chien après avoir bien mangé. Sinon, vous sauriez faire monter des chevaux « sauvages » dans un van ou un camion ? en fait ils ne sont pas du tout maltraités. On les met dans une « stalle  » étroite pour qu’ils ne bougent pas ‘(surtout en avant) puis on glisse une ceinture (avec un noeud qui se détache rapidement) qu’il faut positionner au niveau du « grasset » (articulation du genou chez l’homme) mais qui, question gêne correspondrait à nos hanche; Le cheval s’en fout royalement jusqu’à ce qu’on ouvre la porte, pan une grosse claque sur les fesses et à ce moment la sangle le »pince » comme quand on vous attrape les reins a 2 mains ! Le cheval rue pour se débarrasser de la chose. Comme il n’est pas bien malin, plus il se secoue, plus ça recommence quand il avance ! si il s »arrètait net…il ne se passerait rien. Donc voilà comment vous pouvez rendre un brave bourrin pépère en un « Mustang sauvage, choisi pour sa capacité à ruer » ! D’ailleurs, vous retrouverez le même cheval qui part en balade le lendemain avec des mômes…

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    • Bonjour regis, peut être était ce des salades peut être pas… Dans tous les cas ce sont des sacrés bonhommes pour faire ce choix de vie. Et nous de doux rêveurs qui aimons les histoires 🙂 a bientôt !:) Les Ja

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  3. Sacrée expérience ! Qu’il y ait eu peu de « blancs » hormis vous à cette fête symbolise sans doute le mépris dont sont arrosés les occupants des « bad lands ». On ne va pas le regretter, à voir le comportement de certains touristes. Extrait d’un livre à paraître :
    IL voue une admiration tendre aux Indiens. Un peu en remords de l’époque où gamin ignorant il collectionnait les vignettes trouvées dans les tablettes de chocolat pour en remplir un album, qu’eux étaient des mauvais, cruels, et nous les cowboys des bons. Beaucoup parce qu’ils ont été chassés comme des malpropres par des co­lons égoïstes et avides de faire suer la terre, alors qu’ils avaient avec elle un rapport de connaissance et de respect. Parce qu’ils avaient été, sans jamais le clamer, poètes du paysage, un paysage vu moins en décor qu’en support – de la vie. Il dirait bien : partenaire, compagnon à respecter si on veut survivre. Car il connais­sait par cœur ce proverbe cree, fataliste : « C’est seulement quand le dernier arbre sera abattu, que la dernière rivière sera empoison­née, que le dernier poisson sera capturé, que nous réaliserons qu’on ne peut pas manger l’argent ».

    Il a retrouvé cette malpropreté dans un conte de Noël pour lui précieux, écrit avec une pudeur amère par Brady Udall, tranche de vie d’un pe­tit Indien bloqué dans son orphelinat car pri­vé de sortie à Noël et constatant avec fatalisme que « hormis nos cheveux noirs et nos peaux de toutes les nuances de brun, nous n’avions qu’une seule chose en commun : nous étions ici parce que personne ne voulait de nous ».

    Il repense à un téléfilm, dont ne lui restent que le nom et quelques images aussi floues qu’inou­bliables. Un Indien revient dans sa tribu après plusieurs années en prison (tuer un adversaire quand on est d’une minorité escamotée, quelle imprudence). Sa famille et ses amis l’invitent à voir le spectacle donné à un car de touristes al­lant ensuite passer la nuit dans un complexe hô­telier sis au bord de la réserve où vivote sa tri­bu, la dévisager oui vivre avec non. De son temps, ils ne venaient pas. Comme tous les siens, il a endossé une couverture car la nuit va être fraîche. La soirée commence avec des danses guerrières. Bon, on n’est pas en guerre, en tout cas pas de façon visible, mais passons. Et continue avec une danse sacrée, interprétée par des jeunes filles. Il les a connues enfants, jouant entre les tipis et dans la prairie sous le seul regard de la tribu. L’agacement qu’il éprouvait depuis le début de l’exhibition devient colère. Et honte, honte de voir vendre pas cher à des étrangers ignares et intrusifs le patri­moine spirituel légué à son peuple par ses an­ciens. De le voir détourné de son rôle initial pour devenir folklore. Le revenant retrouve d’instinct le geste traditionnel qui dit la honte : se cacher la tête avec sa couverture et s’incli­ner pour ne plus regarder. Les danseuses le voient. Réalisant à quoi elles sont réduites, elles et leur culture, à quelle trahison, une, puis deux, puis toutes, s’assoient et l’imitent avec un bout de robe.

    Les bedaines à chemises fleuries et les lunettes ailes-de-papillon, agréablement surprises par cette fin si gracieuse, si ingénue, si typique ma chère – surtout qu’on entrevoit quelques ge­noux – mon cher, éclatent en applaudissements.

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  4. Déçue de n’avoir pas vu Antoine s’essayer au rodéo. 🙂 Sûrement, avait-il peur de surpasser les autres compétiteurs ??? 😉 Imaginez, le Frenchie en mettre plein la vue aux cowboys du coin ! Quel scandale ! Ha ha ha !
    Bonne continuation.

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